17 septembre 2009

Le quartier Molenbeek.

17emepage

Illustration projet :" Salope ou le journal d'un mort d'amour".


Putain de mélancolie qui pendouille en bijoux, je suis loin de chez moi et je reste chez moi. Et bonjour, je débarque, et prête moi un duvet je te ferais de la salade. J'observe leur manège, l'absence du mien me chatouille déjà. Tu vois la silhouette solitaire juste là? C'est peut-être un peu moi. Qui mange des sandwichs au curry en regardant le vide, qui gribouille en térasse et qui n'attend personne, celle qui n'a pas de rendez-vous.

Le Peuple de l'Etoile, le Groupe élèctrogène, tout ça prend parfois tout son sens lorsqu'on s'en éloigne. En regardant les gens, les veritables gens du monde, en regardant ce qu'il peut y avoir de mieux ici je ne vois rien qui puisse égaler cet amas d'étoiles aussi sucrées et alléchantes, je ne vois rien d'aussi complexe et entier que la toile d'araignée, je ne vois pas de magiciens drôles et classieux, pas de belles filles simples et mystiques, personne d'autre ne peut vraiment me faire rire. Je souris un peu en grattant mon poignet gauche, juste là. Ouais, cadeau les gars. Un jour j'écrirai une tirade infinie faisant l'éloge et la gloire de ma putain de bande.

Maintenant j'ai un pistolet qui fait BANG! et j'ai peur d'oublier. Dans les yeux un peu turquoises du Colorié j'essaye de comprendre et j'observe, don't grow up et pourtant le temps file. La vérité, c'est que je ne veux jamais m'arrêter de faire des bonhommes avec les boulons de la caisse à outils, et jamais m'arreter de marcher en équilibre sur les lignes du trottoir. Je veux encore sauter d'un blanc à l'autre sur les passages cloutés, et surtout. Honnêtement, avec la demande d'energie massive qu'on traverse en ce moment à Mille-Pourpre, on est pas prêt d'arreter les gamineries de tête. Maintenant j'ai un pistolet qui me fait sourire à chaque fois qu'il fait BANG! parce qu'on oublie jamais.

Fumer une clope à Bruxelles. Faire un journal illustré en trois jours à Bruxelles. Marcher seule dans Bruxelles. Je savoure à mort, demain je ne sais pas. Changer de vie peut-être. C'est encore un tour de Poker, on fait les mêmes chez nous. J'ai un peu froid et vide.
Dormir dans le canapé à Bruxelles.


Posté par salefee à 01:13 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Le quartier Molenbeek.

    "J'ai un peu froid et vide." Une simple phrase, et tout est là qui suinte, entre ces 7 mots et sous eux. Mais la création ne se nourrit-elle pas de mélancolie ?
    Courage !

    Posté par gballand, 18 septembre 2009 à 22:54 | | Répondre
Nouveau commentaire